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Que vérifier avant d’acheter une ambulance d’occasion ?

Revu le 03 nov. 2026 par Matthieu Roman, fondateur de Santéloop·Tous les guides

Vérifiez trois choses : la carte grise, qui doit porter le genre VASP et la carrosserie « AMBULANC », le type de l’ambulance et l’équipement exigé pour ce type, puis l’état du véhicule et de sa cellule sanitaire. Surtout, acheter une ambulance ne donne pas le droit de l’exploiter : chaque véhicule mis en service par une entreprise de transport sanitaire doit être autorisé par l’ARS, dans la limite d’un nombre de véhicules fixé par département. Sur Santéloop, les ambulances se trouvent dans la catégorie Véhicules sanitaires.

Que doit indiquer la carte grise ?

La carte grise d’une ambulance porte la catégorie M1, le genre « véhicule automoteur spécialisé » (mention VASP) et la carrosserie « ambulance » (mention AMBULANC), selon l’article 5 de l’arrêté du 12 décembre 2017.

Si ces mentions manquent, le véhicule n’est pas identifié comme une ambulance : un fourgon n’en devient pas une du seul fait de son aménagement. Demandez pourquoi au vendeur avant d’aller plus loin.

Quel type d’ambulance achetez-vous ?

Une ambulance de transport est de type A1 ou A2 ; une ambulance d’urgence, de type B ou C ; le VSL forme une catégorie à part. Le type décide de l’équipement exigé, fixé à l’annexe 2 du même arrêté.

Vérifiez que l’équipement fourni correspond au type annoncé, et chiffrez ce qui manque : brancard, chaise portoir, oxygène, défibrillateur ou kits peuvent représenter une part importante du budget.

Faut-il une autorisation pour l’exploiter ?

Oui. La mise en service d’un véhicule de transport sanitaire par une entreprise agréée est soumise à l’autorisation du directeur général de l’agence régionale de santé. Hors véhicules exclusivement affectés à l’aide médicale urgente, aucune autorisation n’est délivrée quand le nombre de véhicules en service dans le département atteint celui fixé selon les besoins de la population (Code de la santé publique, article L6312-4).

L’autorisation est donnée à l’entreprise qui met le véhicule en service : acheter le véhicule seul ne la transmet pas. Renseignez-vous auprès de l’ARS avant de vous engager.

Comment juger l’état du véhicule et de la cellule ?

Comme pour tout véhicule : année de mise en circulation, kilométrage, carnet d’entretien, contrôle technique en cours de validité, historique des réparations. Un véhicule professionnel roule beaucoup : un entretien suivi vaut plus qu’un compteur bas sans historique.

La cellule sanitaire se juge à part : état du sol et des parois, rangements, éclairage, prises électriques, rails et fixations du brancard, installation d’oxygène. Les bouteilles d’oxygène, considérées comme des médicaments, ne sont jamais vendues sur Santéloop, avec ou sans le véhicule.

Comment acheter une ambulance sur Santéloop ?

Les ambulances et les VSL se trouvent dans la catégorie Véhicules sanitaires, ouverte à tous les acheteurs. Un véhicule ne s’achète pas en ligne : l’annonce propose de contacter le vendeur, et la vente se conclut directement entre vous.

La rubrique Cellule et équipement, qui réunit les cellules sanitaires et l’équipement embarqué, est réservée aux comptes professionnels vérifiés.

Textes de référence

Pour aller plus loin

Ce guide porte sur le matériel, son commerce et la réglementation qui l’encadre. Il ne constitue pas un conseil médical. Le choix d’un équipement adapté à une situation de santé relève d’un professionnel de santé.

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